Durant mon premier voyage en URSS en 1969, je pensais y rencontrer le communisme et j’y ai trouvé Dostoïevski et Gogol.

En 1989, peu avant la chute du mur de Berlin, j’ai vu une société figée, sclérosée, qui ne savait plus à quel dieu se vouer. Une gamme de couleurs inconnue, délavée, sourde s’offrait tout d’un coup, à l’image de cet univers entre deux mondes.

En 2009, le choix du capitalisme agressif et de la consommation forcenée s’est imposé ; les publicités tapageuses ont envahi l’espace public. Mais “ l’âme russe ” domine encore, on ne s’y sent pas beaucoup plus libre.